J. Piret : « Nous voulons des élus qui ont fait leurs armes dans la vie réelle, qui savent ce que c’est de conduire sa voiture, faire ses courses, parler aux gens d’égal à égal. »

Mesdames, Messieurs, mes chers amis,

En ce début de nouvelle année, permettez-moi de commencer par vous adresser tous mes vœux de santé et de réussite, pour vous et pour vos proches. Que 2020 vous permette de réaliser vos projets personnels et professionnels, ceux qui vous tiennent le plus à cœur comme ceux qui offrent de simples moments de bonheur partagés.

L’année passée aura confirmé combien nous vivons une époque paradoxale, à la fois pleine de ressources et d’espoir mais aussi de difficultés et d’inquiétude. 

D’un côté, la France reste un grand pays, un pays riche de sa culture et de son histoire, de ses entrepreneurs, de ses associations et de son art de vivre.

De l’autre, nous vivons aussi une période d’incertitudes et d’inquiétude.

A cela une raison simple : les Français n’ont plus confiance dans ceux qui les dirigent.

J’y vois la cause principale du peu de confiance qu’ont les Français dans leur gouvernement. Le mouvement des gilets jaunes comme les résistances que rencontre la réforme des retraites trouve leur origine dans le sentiment que l’on nous cache la vérité, que l’on refuse de nous considérer comme des citoyens responsables.

C’est contre cette façon à la fois descendante et hors sol de faire la politique que les Français sont remontés, que nous sommes tous remontés.

Il va falloir pourtant que ces élus nous entendent car ce sont eux qui vont devoir s’adapter. Et non l’inverse.

Il va falloir que les politiques qui ont l’intime conviction d’avoir raison, y compris contre ceux qui leur ont accordé leur confiance, s’y fassent et finissent par l’admettre :

Nous ne sommes pas des enfants que l’on peut gronder.

Nous ne sommes pas des élèves que l’on peut envoyer au piquet.

Nous ne sommes pas des employés que l’on peut commander.

Nous sommes des citoyens à part entière.

Et nous voulons être respectés en tant que tel.

Nous voulons que nos élus nous parlent sans essayer de nous embobiner.

Nous voulons qu’ils nous entendent sans faire semblant d’écouter.

Nous voulons qu’ils agissent en fonction de ce que nous attendons et non de ce que, eux, pensent souhaitables de faire.

Nous voulons qu’ils finissent par comprendre qu’à force de se prendre pour des rois ou des barons, ils finiront par être détestés. Non pas tant pour ce qu’ils font que pour ce qu’ils sont et ce qu’ils incarnent.

Cela vaut au niveau national comme au niveau local, dans le Nord comme dans le Sud de la France, et ce sera de plus en plus vrai.

Alors oui, quand nous exigeons des changements, des réorientations, nous attendons des élus qu’ils s’exécutent.

Nous ne voulons pas qu’ils nous expliquent que nous ne comprenons pas ce qu’ils veulent faire.  Encore une fois, ils ne sont pas nos maîtres et nous ne sommes pas leurs élèves. Nous sommes en démocratie et leur premier rôle est de nous écouter, pas de nous faire la leçon.

Nous ne voulons pas non plus qu’ils nous expliquent qu’ils ne peuvent pas agir autrement parce qu’ils n’ont pas le choix. Si c’est le cas, s’ils sont aussi impuissants qu’ils le disent, alors qu’ils fassent autre chose. Nous avons besoin d’élus volontaires, pas d’élus qui, plutôt que d’assumer leurs responsabilités, se retournent pour accuser les autres de leurs échecs et de leurs errements.

Nous ne voulons pas d’élus qui ont la folie des grandeurs, qui font de la politique non pas pour les autres mais pour satisfaire leur égo et parce qu’ils n’ont rien d’autre dans la vie. Nous ne sommes pas une occupation destinée à combler un manque, le miroir de leur narcissisme, un palliatif au déficit de confiance en soi, un strapontin pour des nains.

C’est vrai, il y a en France comme un petit air prérévolutionnaire. Mais n’inversons pas les choses : ce n’est pas la faute des Français, c’est la faute d’une classe politique qui a perdu le sens des réalités, le contact du terrain, le souci des autres. Cette classe politique a fini par vivre en circuit fermé. Elle ne supporte plus les remises en cause. Elle n’est pas loin de nous prendre pour des idiots qui ne comprennent rien à rien. Elle ne se gêne pas pour nous exprimer son mépris quand nous haussons la voix.

Aucune campagne n’est gagnée d’avance et celle qui s’annonce, pas plus qu’une autre. Jusqu’à la dernière minute, il faut expliquer et convaincre.

Mais j’ai le sentiment, nous avons tous le sentiment qu’il y a un ras-le-bol général vis-à-vis d’une façon archaïque de faire de la politique, y compris quand c’est une nouvelle génération qui la pratique car, ne nous y trompons pas, ce n’est pas une question d’âge.

Alors oui nous voulons des élus qui ont fait leurs armes dans la vie réelle, qui savent ce que c’est de conduire sa voiture, faire ses courses, parler aux gens d’égal à égal.

La politique doit servir à améliorer la vie des gens et non l’égo de ceux qui l’exercent. Je ne suis certainement pas parfaite et j’accepte toutes les critiques d’où qu’elles viennent pour peu qu’elles soient fondées.

En tant que conseillère départementale j’ai des comptes à rendre. Le conseil départemental, vous le savez joue un rôle majeur en matière de solidarité.

L’année dernière, les maisons de retraite et les bénéficiaires de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie, l’APA, ont bénéficié d’un budget de 6 millions d’euros, l’aide à l’enfance a bénéficié de 3 millions d’euros, près de 2000 de nos concitoyens ont été accueillis en consultations prénatales, sans oublier le travail des assistantes maternelles et des travailleurs sociaux qui a bénéficié à de nombreux Cagnois, ou encore les associations sportives et culturelles qui ont été aidées à hauteur de 400 000 euros.

Cette action s’inscrit, il faut le souligner dans un contexte où tous les membres du Département se sont mobilisés pour faire baisser en parallèle la taxe sur le foncier bâti une première fois en 2019 et qui le fera encore cette année.

Etre élu c’est cela aujourd’hui. C’est rendre des comptes. C’est aussi jouer collectif, et je ne saurai trop souligner le rôle ô combien positif que joue en ce sens notre président, Charles-Ange Ginésy, pour favoriser l’esprit et la cohésion de l’équipe départementale.

Alors oui, nous ne voulons plus de ces élus qui exercent le pouvoir de façon solitaire. Nous voulons que les choses avancent dans l’écoute, dans le dialogue, dans l’échange. Nous attendons de pouvoir dire notre mot quand c’est nécessaire, quand c’est important. Et pas seulement au moment des élections. 

Et c’est notre droit.

Oui, nous constatons que la France comme Cagnes suivent une voix qui n’est pas la bonne. Nous ne sommes ni victimes d’hallucination, ni frappés d’immaturité, ni animés on ne sait quelles arrières pensées. Nous voulons simplement que la France ne soit pas uniquement celle des start up et des très grandes entreprises. Et nous voulons que Cagnes arrête de bétonner à tout va, n’importe comment, n’importe où.

Et c’est notre droit.

Oui, nous pensons qu’il est possible de prendre d’autres voies, de faire d’autres choix, pour peu que l’on fasse confiance aux citoyens dans les prises de décision et aux personnes compétentes pour leur bonne exécution. Et nous pensons que ceux qui expliquent qu’on ne peut faire que ce qui est fait devraient commencer par faire autre chose que de la politique.

Et c’est notre droit.

Oui, nous nous sentons égaux à ceux que nous représentons. Nous ne sommes ni supérieurs, ni plus intelligents, ni plus talentueux. Nous sommes à l’image des citoyens qui nous font confiance. Nous avons simplement la conviction que la politique ne confère aucun passe-droit mais au contraire avant tout des devoirs.

Et c’est notre droit.

Oui, notre équipe est soudée par un même projet, une même vision de la vie, un même respect de nos différences. Nous ne sommes pas forcément d’accord sur tout. Nous l’acceptons parce que nous considérons que la diversité d’opinion est une richesse et non une faiblesse. Et nous savons que nous nous retrouverons toujours sur l’essentiel.

Et c’est notre force.  

Oui, pour Cagnes, nous estimons que les partis politiques n’ont pas leur mot à dire. Qu’il n’y a dans le cas présent qu’un parti auquel nous devons être fidèles c’est notre ville et qu’une seule ambition : améliorer la vie quotidienne.

C’est notre droit et notre force.

Oui, nous sommes une force. Une force tranquille, calme, sereine. Nous n’avons aucune place à garder et à défendre. Nous n’avons aucune pensée carriériste. Simplement, la conviction d’être en adéquation avec le sentiment dominant des Cagnois, l’envie d’un changement profond de méthode et de vision d’avenir.

C’est notre droit et celui des Cagnois.

J’appelle à une autre méthode, une autre vision pour Gagnes et un autre rapport à Nice Le choix en mars prochain sera simple. Il consistera pour les Cagnois à répondre à trois questions : faut-il consulter plus souvent les habitants ? Faut-il donner un coup d’arrêt à la construction ? Faut-il que Cagnes fasse entendre ses intérêts par rapport à Nice ?

Si la réponse est oui à ces trois questions, alors le choix, notre choix l’emportera.

Et ma conviction, c’est qu’il l’emportera.

Ce sera alors non pas notre victoire mais celle de Cagnes et des Cagnois, la reprise en main de notre destin.

Encore merci à tous.

Une réflexion sur “J. Piret : « Nous voulons des élus qui ont fait leurs armes dans la vie réelle, qui savent ce que c’est de conduire sa voiture, faire ses courses, parler aux gens d’égal à égal. »

  1. Abeul

    Bonjour à tous les deux
    Tout le monde je vous souhaite de faire un excellent score aux élections si possible de les remporter, votre combat le mérite.
    Je suis stupéfait de voir la pauvreté de la campagne aux municipales de Monsieur Louis nègre.
    J’ai découvert avec stupéfaction deux tracts dans la boîte aux lettres de bien piètre qualité.
    Pas peut fier de csedécerner une palme tel Jules César, le contenu de ces deux documents de propagande montrent bien que le personnage est en bout de course !
    Un argumentaire basée sur la justification de ses actes pour lesquels il est en permanence attaqué, La petitesse des images, la médiocrité de la mise en page et le papier façon flyers de supermarché de nous font pas rêver…
    On pourrait penser qu’avec son expérience et tout l’argent qu’il a pu engranger depuis ses nombreux mandat il aurait fait appel à des professionnels de la communication qui aurait su lui tailler un costume sur-mesure.
    Soit il est radin ce qui circule dans les couloirs de la mairie, soit il est vraiment dénué de tout sens de la réalité face à cette élection pour laquelle il n’est pas favori.
    Tant mieux ,surtout quand je vois l’excellence de votre plan de communication avec cette brochure digne d’un hôtel quatre étoiles qui illustre argumente et rassure.
    Au-delà de son côté esthétique et de son équilibre son contenu est fourni et agréable.
    Alors encore une fois je vous félicite de ce travail qui je l’espère vous emmènera à la victoire.
    Histoire de faire un peu d’humour et de prendre les choses à la légère, si jamais Monsieur nègre par une quelconque pirouette arrivait à se faire réélire, proposez-lui vos services de communicants il aurait tout à y gagner !!!!
    Good luck

    Abeul

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